L'univers des partitions di-arezzo

Editions Max Eschig éditions Musicales

Editions Max Eschig éditions Musicales

Musique du XXe siècle

Demets, La Sirène musicale

Toutes les partitions chez les Editions Max Eschig éditions Musicales

Quoique intégrées depuis 1987 au groupe Durand S.A., les Editions Max Eschig conservent à la fois leur label et leur identité. Une identité qu'elles doivent à Maximilien Eschig, né en Bohême mais mort à Paris, qui conçut des 1906 un catalogue aux couleurs contrastées. La couleur française est prépondérante, représentée par Maurice Ravel, Erik Satie et Darius Milhaud (qui faisaient aussi partie du fonds de la Sirène Musicale, acquis en 1942) pour le passé, par Jacques Leguerney, Gilbert Amy et Philippe Fénelon plus près de nous.

Mais les musiques aux résonances étrangères sont à peine moins nombreuses, souvenir sans doute des origines de Max Eschig, qui avait contribué à faire connaître en France I'opérette viennoise. Le monde hispanique et latino-américain tient en effet une place de choix dans le catalogue Eschig, réunissant les noms prestigieux de Joaquin Nin, Manuel de Falla et Heitor Villa-Lobos, accueilli des 1924 et défendu depuis avec ardeur.

L’héritage de Max Eschig se signale également - ce qui peut sembler plus naturel - par un solide ancrage du coté de la musique d'Europe centrale et orientale, comme en témoignent la publication de La Veuve joyeuse de Franz Lehar et des dernières compositions du Polonais Karol Szymanowski, ainsi qu'un très grand nombre d'oeuvres de musiciens de I'Ecole de Paris tels qu'Alexandre Tcherepnine, Marcel Mihalovici ou Bohuslav Martinu.


Accompagnant la renaissance de la guitare, sous I'égide d'Andres Segovia dans les années vingt, le catalogue s'est enrichi de partitions, de collections et de méthodes unanimement admirées.
De 1927 a 1936 le compositeur belge Eugene Cools prit la relève de Max Eschig, poursuivant la politique éditoriale de la maison, comme le fit jusqu'en 1984 la famille Marietti, puis, jusqu'à sa brutale disparition en 1997, Thierry Mobillion.


Le catalogue reste riche de sa différence et de ses devoirs vis-à-vis de la jeune génération non pas seulement française, mais internationale : la poursuite de collections très pointues et la publication des oeuvres du Cubain Leo Brouwer, du Mexicain Gerardo Tamez, du Coréen Fukhi Kang, de I'Anglais Adrian Williams et du Polonais Piotr Moss I'attestent de façon significative.

D’après la Chronique de l’AFAA n° 20, l’Edition musicale, 1998

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